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Nom du blog :
eloopogo
Description du blog :
Blog d'une marmotte belette onycophage!
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
06.08.2007
Dernière mise à jour :
07.08.2007
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Il y a des jours comme ça...

Posté le 07.08.2007 par eloopogo


Elle se leva de mauvaise humeur. Du pied gauche, comme on dit. Est-ce que les gauchers sont de mauvaise humeur s'ils se lèvent traditionnellement du pied gauche ou du pied droit à votre avis? Peu importe après tout...

Elle avait peu et mal dormi. La chaleur, les moustiques qu'elle entendait voleter près de ses oreilles. Le fait de dormir avec sa cousine, qui semble-t-il dormait mal aussi. Elles ne devaient cesser de se réveiller, l'une après l'autre. Le réveil fut difficile pour l'une et l'autre.

Elle s'était même levée, à 4h pendant un moment, ne pouvant se résigner à rester ainsi dans son lit, à regarder dormir sa cousine. Oui elle avait mal dormi, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus. Mais une autre prévalait sur toutes les autres: l'angoisse.

Cette vieille amie...

Cela avait donc recommencé. Elle n'en sortirait jamais totalement, elle le savait. C'était une peur inextricable, certes. Mais sa vieille amie l'avait laissé tranquille ces dernières semaines.

Alors, elle avait cessé de tourner en rond deux heures avant de dormir, elle avait cessé d'étouffer, de pleurer en silence et d'avoir le coeur serré par cette idée horrible qui ne la quittait jamais. Mais cela avait recommencé. Priant à mi-mot pour que ce mal cesse de la tourmenter, elle avait fini par s'endormir.

Le matin, elle ne fut pas réveillée par son réveil mais par les préparatifs bruyants du départ de sa famille. Grr, ce que ça pouvait l'agacer.

La journée avait donc mal commencé. Et cela ne s'arrangea pas par la suite. En se levant, elle perdit l'équilibre et manqua de tomber. C'est ça ma fille, casse toi la gueule va, ça va t'arranger. Putain d'équilibre à la con.

Un café, vite. Mais elle ne l'aimait pas chaud. Un sucre pour le café, un pour le canard. C'était toujours ainsi. Pas le courage ce matin là. Dire aurevoir à tout le monde, oui, se préparer, non. Pas l'envie.

Mais il fallait bien quand même. Alors elle se prépara rapidement et jettant un coup d'oeil à sa chambre redevenue capharnaüm, elle partit, en soupirant.

Dehors, il faisait gris, il pleuvait et bon sang, qu'est ce qu'il faisait froid.

Bip, voiture qui s'ouvre. Merci mon chéri de me l'avoir réparé, c'est bien pratique tout de même. Coup d'oeil au tableau de bord. 8h21, comme toujours. Bien bien. Au moins, elle n'était pas en retard.

Descente de la forêt, garer la voiture sur le parking. Où se mettre? A coté de la R21 pourrie ou de cette Yaris flambant neuve. Bon, la Yaris, après tout, les gens doivent faire plus attention à une voiture neuve, moins de risques de coups de portières. Bip, voiture qui se ferme. Elle contourne la Yaris. Toute l'aile a été soigneusement pliée. Hum hum... et merde. Mauvais choix ma fille. Bon, après tout, ton tank, il en a déjà plein des marques de portières non?

Elle soupira encore. Voilà quelque chose qu'il lui reprochait souvent. Heureusement, il n'était pas là pour voir.

Puis, le bus. Merci 1920 adoré de m'anesthésier si bien tous les matins. De me foutre un mal de crâne pas possible, de me casser le dos en deux et les genoux en quatre. Tsss, positive ma fille, pense écologie. Hum hum...

Arrivée à Lyon. Toujours gris, froid et pluie. Et merde, c'est quoi cet été? Lis, tu sais bien qu'il ne te reste que ça à faire, vu comme tu es en avance. Toujours le même banc, toujours le même coup d'oeil à la montre, au monde environnant. Le même sourire pour les moineaux venant pépier à ses pieds. Un bouquin. 20 minutes.

Tic tac, 9h30. Allez la grosse, en route, il est temps. Va enfiler ta belle tenue. Ta jupe en laine qui te serre le bide et ton t-shirt décat' qui déteind. Hum, comme tu as fière allure là dedans, une classe folle. Franchement, tu devrais mettre ta tenue en dehors du boulot...

Et puis la journée qui s'enchaîne. Le buffet à monter, la chef à supporter, le service à assurer. Sourire par-ci, petit mot gentil par-là. Faut assurer.

Alors, elle s'est forcée. Pas l'envie. Pas la force. Elle est songeuse, et soucieuse.

Fin du boulot. Ouf. Courses à faire. Lecture en attendant une amie et collègue. Elle lut encore. Et finit le livre en l'attentant. Courses, discussion. Soulagement, moment de réconfort. Moment de calme avant que ses monstres intérieurs ne recommencent à se manifester. Et toujours pas de ses nouvelles. Ca l'agacait. Et l'attristait beaucoup aussi.

"-Tu crois que c'est comme tes mines de crayons? Tu crois que ça s'use quand on s'en sert?
- De quoi?
- Des sentiments"

[Anna Gavalda, Ensemble, c'est tout.]

Pourvu que ça ne s'use pas. Pourvu que les siens ne s'use pas à son égard. Elle se mordit la lèvre en repensant à tout cela lorsqu'elle monta dans le bus. 1920, trajet inverse. Evidemment, le premier lui était passée juste sous le nez. Evidemment... le second avait été le bon. Le retour fut pénible. Elle se sentait vaseuse, fatiguée, et déprimée.

En rentrant, elle trouva sa mère affalée sur le canapé. Pas envie de parler maman, stp, pas ça.

Elle avait les larmes aux yeux. Ne me pose pas de question, pitié. Retour dans sa chambre. Chambre ressemblant étrangement à son esprit: même désordre.

Ne plus penser, ne plus penser, ne plus penser. Pourquoi personne ne lui parlait plus? Son meilleur ami lui avait tourné le dos. Elle n'y mettait peut être pas du sien, faut avouer. Mais tout de même. L'impression de ne plus compter pour personne était assez horrible.

Puis, elle appela. Ils parlèrent un moment, de lui, d'elle. Mais pas du fond. Ou si peu.

Tu me manques, si tu savais. Le manque en devient physique. Une vraie droguée. Heureusement que tu ne vois pas mes ongles. Tu serais déçu.

Le rangement de la chambre, ce serait pour plus tard. Choses futiles, télé, net. Vite, s'anesthésie le cerveau. Pour espérer dormir.




--

[TRANSFERT] C'est l'histoire d'une fille...

Posté le 06.08.2007 par eloopogo
C'est l'histoire d'une fille qui comme toutes les autres filles grandit. Elle rencontre un mec, elle tombe amoureuse. Au bout de 6 mois, elle se sent prête à faire le grand saut. Lui aussi. Tout se passe bien. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes...

Un jour, cette fille commence à avoir des douleurs. Elle met ça sur le compte de la fatigue, des positions plus ou moins accrobatiques et de la fréquence. Elle n'y fait pas attention et les douleurs s'intensifient. Parallèlement à ça, sa relation avec ce mec s'effrite et elle ne tarde pas à retomber amoureuse d'une manière différence mais bien plus profonde. Elle s'éprend d'une belette.
Fin de l'histoire avec le pauvre type, elle commence à écrire une nouvelle page de sa vie avec la belette.

Puis vint le tout premier câlin. Avec un peu d'appréhension, elle attend la douleur... qui ne vient pas. Rassurée, elle se dit que c'était une mauvaise passe due au manque d'amour, et qu'elle pouvait oublier tout ça, le ranger dans un placard et ne plus jamais y penser.

Malheureusement, il n'en fut pas ainsi. Au second câlin, la douleur revint, plus intense qu'avant, plus foudroyante aussi. Elle ne comprend pas. Elle va chez sa trifouilleuse de choupinette officielle du moment et lui explique qu'elle ressent des douleurs lors du passage à l'acte, particulièrement au début. Tiraillement, sensation de coups de poignard, crispation, déchirement. La trifouilleuse lui répond que tout ceci passera de lui même, qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. "Z'avez qu'à me lubrifier tout ça" lui dit-elle.

Elle ressort de là perplexe. Si la trifouilleuse l'a dit, peut être qu'elle a raison après tout. Mais malgré l'usage du merveilleux sensilube, les douleurs vont crescendo. Elle serre les dents en attendant le fameux moment où cela passera. Et rien ne passe évidemment. Pire, elle se met parfois à saigner. Juste un peu mais tout de même.

Elle décide alors de demander à son examinateur de lui recommander une nouvelle trifouilleuse. L'examinateur lui recommande non pas une nouvelle trifoulleuse, mais un nouveau trifouilleur.

Moins assurée, elle se dit qu'il faut quand même y aller puisqu'après tout, la situation est loin de s'arranger d'elle-même. Le trifouilleur est un vieux monsieur à l'air doux, exerçant dans un cabinet chic. Elle reprend confiance et lui explique son problème. Il l'examine et ne lui trouve rien de particulier. Les examens habituels sont faits. La sentence tombe:
- "Je vois effectivement que vous souffrez. Cela apparaît parfois chez les jeunes femmes, généralement rousses ou blondes. Il n'y a rien à faire, la seule chose à faire est de ne plus avoir de rapports". "Je vais cependant vous prescrire une crème, ce qui arrangera sûrement les choses".

La crème ne fonctionne pas et plus les mois passent et plus elle se désespère. Les douleurs rendent les choses insupportables à tel point que tout lui est impossible. Elle se referme sur elle-même, refuse le contact de sa belette, entre dans un cercle vicieux de l'appréhension de la douleur, n'admet plus qu'on la touche, qu'on l'effleure ou même qu'on l'embrasse délicatement. Tout lui est insupportable, aussi bien moralement que physiquement. La belette la soutient mais elle peine parfois.

La belette a soudain une idée lumineuse : chercher sur notre ami google ce qu'elle pourrait avoir afin de l'aider. Après une sélection, il lui montre le fruit de ses recherches. Elle regarde, attentive, s'instruit, recherche et finalement trouve mot pout mot ce qu'elle ressent. Grâce à certains contacts liés, on lui donne une adresse. Une nouvelle trifouilleuse, spécialiste de ce qu'elle semble avoir, la vestibulite.

Rdv est pris dès que possible. La trifouilleuse consulte dans une clinique très chic. Elle est elle-même très roots, ce qui contraste étrangement avec son bureau très design. Mais qu'importe puisqu'elle l'écoute et qu'elle est attentive. Elle ne la juge pas. Lui explique qu'effectivement, c'est une maladie méconnue en France, alors qu'au pays des Cariboux, tous les trifouilleurs et trifouilleuses sont formés à la diagnostiquer. Après examen, le nouveau verdict tombe et elle ne lui dit pas qu'il n'y a rien à faire. Elle lui explique qu'elle a une vestibulite et des fissures. Que la vestibulite se traite mal mais que les fissures se guérissent bien. Mais pour cela, il faut passer sur le billard avant. Elle ressort de là avec des crèmes et surtout, un sentiment de bien-être immense.

Non elle n'est pas guérie, mais elle sait ce qu'elle a. Et cela fait déjà une sacrée différence. Et surtout, on la croit.

[suite: demain]

[TRANSFERT] Spéciale dédicasse à notre bidi perdu

Posté le 06.08.2007 par eloopogo
Chose promise, chose due et gare à toi si tu ne laisses pas de commentaire!

Balance: Une journée pleine d'imprévus, mais pas toujours agréable. Vous devez garder votre calme, quoi qu'il arrive.

Faut quand même dire que c'est pas bien pratique maintenant pour t'informer de ton horoscope, c'était quand même beaucoup plus simple de te le lire devant ton café-clope le matin...

Comment ça t'es pas content?

[TRANSFERT] Vive les transports en commun!

Posté le 06.08.2007 par eloopogo
Ah qu'il est chouette de prendre les transports en commun!

Aujourd'hui, nous allons parler d'une espèce étonnante de transport en commun: les bus express.

Il paraît qu'il y a moins de risque d'avoir un accident en prenant le bus que sa voiture, je veux bien moi, mais les bus express doivent drôlement relever les statistiques!

Le bus express, c'est un magnifique bus jaune et bleu qui relie ma maison [ou du moins la quoi (?) 10ème ville française la plus dangereuse selon sarko^^] à Lyon . Jusque là, rien de bien spécial. Mais un élément est déterminant dans le bus express: les chauffeurs de bus express et les utilisateurs du bus express.

Bon honneur aux chauffeurs que j'admire particulièrement...

D'accord, cela ne doit pas être facile d'être chauffeur de bus express, j'en conviens, mais tout de même, il y a des limites.

Il existe deux sous espèces de chauffeur:

- Les lents. Ceux-là sont plutôt pépères, du genre faut pas se presser dans la vie. Moi je veux bien mais bon, prendre 15 min de retard le soir sur un trajet qui fait déjà 40 min, c'est un peu agaçant.
Surtout les soirs d'hiver où l'on rentre déjà super tard, où l'on est déjà quasi malades [d'avoir attendu 30 min dans le froid et la rue très en proie au vent puis d'avoir pris un écart thermique énorme en entrant dans le bus chauffé à 30°]. Ce sont toujours ces soirs là que choisissent les chauffeurs pour se mettre à papoter avec un autre chauffeur à un moment donné, nous retardant encore un peu plus... grr!
Mais surtout, le chauffeur pépère aime nous faire partager son goût pour chéri fm, rfm et surtout nostalgie, et puisqu'il se fait généralement un peu vieux et donc un peu malentendant, n'hésite pas à monter allègrement le son.
Avec lui au final, du stress et de la nervosité sur la fin du trajet parce qu'on pense déjà au retard pris.



- Les speeds. Et ceux là surpassent de loin les lents. Toujours très énergique, le chauffeur speed (catégorie plus juvénile que la précédente) n'écoute pas une radio pépère.
Lui, il écoute scoop, espace ou autre du même genre. Il n'est pas sourd mais tend à le devenir. Car lui aussi met bizarrement le son fort, non par manque d'audition donc, mais parce que le jeune aime écouter fort la musique. Et lui aussi en fait profiter tous ses malheureux passagers.
Le speed n'est jamais en retard et ce, même s'il y a 15 min de bouchons sur le périph'. Et pour arriver à ses fins, l'homme-chauffeur pressé ne recule devant rien. Du feu rouge brûlé au passage par des rues non autorisées à la circulation des bus.
Et il en profite pour se lâcher carrément sur l'autoroute où il laisse libre court à son imagination et à toute la stupidité dont il est capable de faire preuve - à nos risques et périls: queue de poisson, forçage de passage, doubler les camions mais également les voitures...



Aujourd'hui par exemple, j'ai eu affaire à un speed n'appréciant pas de retrouver une voiture sur la 2ème voie en partant de la gauche [l'autoroute comportant 4 voies, le bus express n'a évidemment pas sa place sur cette voie là mais bon, qu'importe pour le chauffeur en forme], voiture n'allant visiblement pas suffisamment vite à son goût.
Pour faire entendre et comprendre à cet imbécile d'automobiliste que cette voie lui appartenait, notre ami le chauffeur décide de klaxonner et d'accompagner ce doux bruit avec un flot d'injures en tous genres [qui bien évidemment n'atteindrons jamais les oreilles de l'automobiliste, mais hélas seulement les notres] et de coller au plus près de cette sublime 206 sw grise. Réaction de la 206: faire le gros dos, ralentir l'allure et continuer tranquillement sa route.
Notre chauffeur est fort contrarié, non seulement cette minuscule voiture ne cède pas le passage à notre bolide-bus express mais parce qu'il a dû de surcroit ralentir fortement [voir piler] pour ne pas emboutir l'arrière du joli petit break. L'homme pressé ne renonce cependant pas, son honneur en dépend. Il continue donc jusqu'à se retrouver à 2m environ de l'arrière de la voiture.
Nouveau coup de frein violent et concert de cliquetis dans le bus: chacun a pris conscience de la folie certaine du chauffeur et boucle sa ceinture [exercice ô combien difficile à réaliser tant la ceinture se bloque facilement et ô combien inutile puisqu'il s'agit de ceintures ventrales qui de ce fait ne protègeront pas le torse de leurs utilisateurs en cas de choc, leur laissant tout le loisir de se fracasser le crâne sur le siège de devant].
Quelques coups de frein, jurons et cliquetis plus tard, le chauffeur esquisse un sourire: victoire! Il a vaincu cette minuscule voiture en roulant des mécaniques. Se sentant raguaillardi par cette écrasante victoire, le chauffeur sent son pied droit de délier et piétine furieusement l'accélérateur.
Ainsi, si l'on est toujours à l'heure avec le speed, nous sommes tout aussi stressés qu'avec les lents, mais pas pour les mêmes raisons.

Mais tout ceci n'est rien en comparaison de toute la joie que peuvent s'apportent les usagers du bus express les uns aux autres!

Il ne faut certes pas généraliser, la plupart sont très corrects. A peine un mot au dessus de l'autre par moment. Je n'évoquerai ici qu'une catégorie d'usagers: les chiants.

Alors des chiants il y en a des vieux, des jeunes, des mecs et des filles.
Tous différents mais avec un point commun: à leur contact, le plus fervent écologiste a tout de suite envie de retrouver la quiétude de son véhicule personnel.

- Les vieux chiants et chiantes. Ceux là sont au final les moins pénibles des pénibles. Leur principal problème étant leur absence de partage de l'espace [allez donc partager deux places avec un pénible de la sorte, vous verrez qu'au mieux, vous finirez par espérer pouvoir obtenir l'emplacement reservé à une moitié de fesse] et la fraternisation avec les chauffeurs lents. Cette fraternisation est d'ailleurs à l'origine d'une prise de retard encore plus conséquente des chaffeurs lents...

- Les jeunes chiantes. Moins virulentes que leurs homologues masculins [nous les évoquerons par la suite, puisqu'il faut toujours garder le meilleur pour la fin], les jeunes chiantes piaillent. Elles piaillent au sujet du maquillage, des mecs, de leurs copines, de leur semblant de vie, des critiques à l'encontre de la société "wesh t'as vu la meuf comment elle m'a regardé, j'avais envie de lui défoncer sa race" [chères amies, navrées de vous l'apprendre, mais ce langage n'est guère approprié pour une jeune fille]. Surtout elle piaillent fort. Le pire étant évidemment leur propension à rire, ou plutôt à glousser en s'époumonnant du mieux qu'elles peuvent.

- Les jeunes chiants. Ils sont incontestablement les grands gagnants de cette trilogie. Les jeunes chiants ont l'avantage de parler peu, en tous cas moins que les jeunes chiantes. Par contre, ils rivalisent de bêtise lorsqu'il s'agit d'écouter de la musique. Les mp3 à fond les font se sentir grands, importants [rappelons tout de même que nous cumulons cela avec les jeunes chiantes piailleuses, les vieux chiants râleurs et scoop ou nostalgie... tout ceci donnant un mélange plus que détonnant]. Le jeune chiant n'aime pas être collé à un homologue [peut être ont-ils pris conscience de l'infecte odeur qu'ils dégagent parfois en fin de journée?] donc il se place seul sur une banquette mais n'envisage pas une seule seconde de rester sans contact verbal et visuel avec ses petits camarades. Rien de plus agréable qu'une bonne discussion de temps à autre "oh le pd, t'as écouté ce son?" avec ses camarades [surtout pour les passagers trainant aux alentours].

Ce que j'aime dans le bus finalement, c'est quand il est vide.

[TRANSFERT] Fac: Rentrée

Posté le 06.08.2007 par eloopogo
Puisqu'il en faut bien un pour commencer, débutons par l'évènement majeur de ma semaine: ma rentrée de fac.

Une nouvelle rentrée mais dans une fac que je connais déjà depuis 3 ans, autant dire que le stress a été minime!
Beaucoup de nouvelles têtes, de "petits" (parce qu'au stade du M1, les petits sont déjà plutôt grands!) nouveaux perdus. Pour ne pas perdre les bonnes habitudes, j'ai débuté ma rentrée par un café et papoté avec les têtes connues.

Bon d'abord il a fallu arriver à prendre le café, ce qui n'a pas été une mince affaire. J'arrive devant la machine, prête à me battre pour qu'elle ne m'escroque pas [mlle la machine tombe très très souvent en panne et recrache si violemment la monnaie parfois que cette dernière tombe entre la machine et la vitre la protégeant, pillant un peu plus l'étudiant qui comme chacun le sait, est souvent pauvre] et insère avec vigueur mes 40 centimes réclamés. J'appuie sur le bouton, pleine d'espoir, en attente de mon café long sucré à partir de café en grains [car il est important de préciser je crois que pour l'étudiant fatigué, le café en grains est indispensable] et là, la machine commence à buger. Pas de café, je retente le bouton, m'énerve contre la machine, peste contre tous ces trucs qui ne marchent jamais, me cogne limite le front dessus et lève soudain les yeux: 50cts.

C'était donc ça! Un peu énervée contre moi-même de ne pas avoir vu ça plus tôt et toujours en rogne contre la machine traitresse qui augmente ses tarifs pendant que l'étudiant est en vacances, je farfouille dans mes poches, vides. Je décide donc de dillapider un peu plus la maigre monnaie se cachant dans la poche de mon homme et obtient après quelques appuyages sur les boutons mon café. Victoire!

Armée de mon café chèrement obtenu et mon fidèle 20 min [compagnon indispensable de l'étudiant s'il en est] je peux enfin me diriger vers mon amphi.

Je m'apperçois presque avec stuppeur que l'amphi est bien rempli puis me rappelle que nous sommes le premier jour de cours, le début de l'année, et que l'étudiant est assidu, tout au moins la première semaine. Ensuite, il honore l'amphi de sa présence au gré de différents éléments tels que les soirées de la vieille, l'approche des partiels, etc.

Le cours lui a été plutôt intéressant. Avec un prof un peu cassant, insistant sur l'importance des recherches personnelles, le cours lui ne servant qu'à cadrer nos connaissances, etc. Peu importe, le trait a été forcé cette année mais le discours de base ne change guère d'une année sur l'autre. On a l'habitude donc.

Petit détour par la cafet' U de l'IEP dans laquelle on va manger les jours de cours depuis 2 ans déjà, la fac ne disposant elle que d'une minuscule cafet' sombre et vieillotte où trois sandwichs se battent en duel... Là bas, la nourriture n'est certes pas meilleure mais plus en abondance et plus diversifiée et la salle claire et ensoleillée apporte un petit plus non négligable. Le rituel du repas à midi est plus ou moins immuable: achat de la nourriture, repas, lecture des gratuits et mots fléchés [si non faits en cours] puis café et éventuellement selon le temps, petit pause dehors sur les bancs de la chouette cours malheureusement entièrement goudronnée de l'IEP.

Bref, normalement c'est le train-train.
Au moment fatidique de la lecture des gratuits, je vois une amie disparue depuis un an [car étudiante partie en ERASMUS en L3 à Dublin] débarquer. Du coup, le train-train habituel s'est envolé, laissant place à une longue discussion sur ses diverses galères administratives, le résumé d'un an de vie en Irlande et autres potins. Bon on n'a pas oublié pour autant le café, faut pas déconner non plus.

Nous l'abandonnons devant le bureau du vice-doyen avec lequel elle a rdv [histoire de livrer une bataille sanglante pour obtenir des autorisations diverses et l'avancée de son dossier] et allons profiter un peu du beau soleil dans le bâtiment de science politique et droit d'abord [tiens des têtes connues] puis de lettres [qu'est-ce qu'ils sont zen les étudiants là, c'est pas normal "mais si me rétorque une amie, c'est inhérent à leurs études"] afin d'assister à notre premier TD de l'année avec un prof que j'adore et que j'ai eu déjà deux ans de suite. Petit stress au moment de choisir les sujets pour les exposés [chouette, nous avons obtenu notre second choix] puis blabla habituel sur le fonctionnement du TD.

A 16h, nous voilà libre et une amie nous invite à passer à son appart', histoire de trinquer à cette nouvelle année qui débute.

Invitation acceptée avec enthousiasme bien entendu!

Transfert ancien / nouveau blog

Posté le 06.08.2007 par eloopogo
Suite à pas mal de soucis avec l'hébergeur de mon ancien blog, j'en change. Je vais donc transférer petit à petit les articles de l'ancien sur le nouveau. Et bien sûr, une fois ceci fait, j'en serais quitte pour me remettre à écrire!

Et un jour, elle se remit à écrire...

Posté le 06.08.2007 par eloopogo
Et un jour, elle se remit à écrire...

Cela faisait longtemps que l'idée lui trottait en tête. Mais par facilité, elle ne l'avait pas encore mise en application. Par peur aussi peut-être. Peur de ne plus y arriver, de ne plus savoir comment faire. Et puis c'est compliqué. Ecrire, c'est se mettre à nu, d'une des manières les plus intimes qui soient. Et ça, elle n'était toujours pas sûre de le vouloir.

Et puis il y avait une autre raison, bien plus belle celle-là. Bien plus heureuse. Depuis longtemps, elle ne s'était pas sentie aussi bien. Et on n'écrit pas lorsque tout va bien, tout au moins le pensait elle. L'étalage du bonheur, cet amas dégoulinant de moments heureux, ce n'est pas intéressant. Pire, ça a la capacité de rendre les gens mornes encore plus désespérés. Et puis le bonheur des autres l'agaçait, profondémment. Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent ma fille...

Mais bon, un jour gris et vide du mois d'août, il lui apparut qu'il était grand temps qu'elle s'y remette. Elle y avait réfléchi longtemps, alors place à l'action...


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